samedi 6 août 2011

Hitilh

Hitilh, jeune groupe déjà très prometteur. Dètz.tv, un collectif de vidéastes rassemblant des occitans de tous horizons, dresse leur portrait dans ce reportage :

HITILH // Empont ròck, episòdi n°3 from piget / dètz on Vimeo.

mardi 21 juin 2011

« béarnais », « gascon », « occitan », et graphie, de quoi perdre son latin…

Un texte essentiel pour comprendre les querelles au sujet du nom de la langue occitane en Béarn.


Depuis quelques années, des personnes se présentant comme les gardiens du temple béarnais et gascon ont relancé une vieille querelle qu’on croyait réglée sur le nom de la langue et sur sa graphie. Quelques mises au point s’imposent…


Le « régionalisme » occitan

Historiquement, le régionalisme occitan a été incarné par deux courants...

  • Un courant à l’origine conservateur, voire réactionnaire, en partie monarchiste mais pas exclusivement, apparu d’abord en Provence à partir des années 1854, se réclamant de l’écrivain Frédéric Mistral, courant illustré par les figures de Léon Daudet et de Charles Maurras. Les félibres béarnais et gascons créèrent, en 1896, l’Escole Gastoû Febus et, l’année suivante, la revue Reclams

  • Un mouvement, en partie né au sein du félibrige, dans l’Entre-deux-guerres (Jean Bouzet, de Pontacq est un des éminents grammairiens qui a adapté la graphie classique au gascon), aboutissant en 1945 à la création de l’I.E.O., nourri ensuite des utopies de Mai 68 et post-soixante-huitardes : l’Occitanisme.


La langue

  • Toute langue, à l’état naturel, est dialectalisée, jamais unifiée (l’unification linguistique est le fait de l’action des pouvoirs politiques et culturels, comme pour le Français au XVIe siècle, l’Italien à la Renaissance puis au XIXe siècle). Le fait que l’Occitan soit dialectalisé (gascon, languedocien, provençal, limousin, auvergnat…) est un fait normal scientifiquement et pas du tout remis en cause. En Béarn, l’occitan que l’on parle et que l’on écrit, c’est donc le béarnais : il n’y a aucun problème là-dessus. Il est vrai aussi que, linguistiquement, le dialecte gascon est très particulier.

  • L’Occitan est une langue sans nom : c’est vrai ! Lorsque les langues romanes naquirent peu à peu du latin, à partir du VIIIe-IXe siècles, elles furent toutes nommées du nom générique « roman » (par opposition au latin) et ne trouvèrent un nom que bien plus tard, au cours des XVe et XVIe siècle pour le « langage françoys » par exemple, époque à laquelle déjà l’Occitan commençait à reculer. C’est le poète italien Dante, au début du XIVe siècle, qui a proposé de distinguer la langue del Si, la langue d’Oc et la langue d’Oïl. En Béarn, longtemps, jusqu'au XVIe siècle, on dit "lengatge deu pais". À partir du XVIIe siècle, la langue fut qualifiée de « patois », mot qui viendrait de l'ancien français patoier signifiant agiter les mains, gesticuler puis se comporter, manigancer. Cette étymologie permet de comprendre en partie la connotation péjorative que comporte ce terme : on patoise quand on n'arrive plus à s'exprimer que par geste. Selon une autre hypothèse il pourrait dériver du latin patria (patrie), faisait ainsi référence à la dispersion locale d'une variante d'un langage. Le mot « patois » s'applique alors à tout système de communication langagier autre que le français dominant/dominateur.

  • De même, un « État occitan » n'a jamais eu d'existence historique, nul n’a prétendu le contraire.

  • Ce qui n'existe pas non plus, c'est le "béarnais" en tant que langue. Il n'y a pas de différence notable entre ce qui se parle dans les landes et à Orthez, ou à Pontacq et en haute Bigorre et Comminges, alors que la distance linguistique est plus grande de la vallée d'Aspe à Garlin, que de Garlin à Marmande par exemple. C'est l'histoire particulière de la vicomté de Béarn qui a créé une sorte de "nationalisme linguistique" béarnais.


Deux graphies ? Non, une seule !

  • Quand le béarnais sort de sa "préhistoire", pour reprendre les termes de l'historien Benoît Cursente, c'est-à-dire à partir du moment où nous en avons des traces documentaires, vers 1270, il obéit à des règles orthographiques précises, rigoureuses et claires. Cette graphie, que nous pouvons qualifier d'historique, est avec quelques aménagements celle que la communauté scientifique préconise depuis près de 60 ans et qu'on peut nommer "classique" ou "normalisée". Elle apparaît, dès le XIIIe siècle, respectueuse de l'origine latine de la langue, commune à tous les dialectes d'Oc et exclusivement utilisée en Béarn, ceci jusqu’en 1620, par les vicomtes, tels Gaston VII Moncade, Gaston Fébus, les Albret... leur administration, les Fors de Béarn, les notaires, les églises, catholique et protestante, les écrivains de toute nature. Certes, en 1583, Arnaud de Salette tenta de promouvoir une graphie très localiste, notamment avec le doublement compensatoire de la voyelle finale (ainsi par exemple maâ au lieu de man). Mais ce système ne fut pas adopté et on n'en trouve par la suite que des bribes.

    • À partir de 1620, date du rattachement du Béarn à la France, la langue écrite oublia peu à peu les règles orthographiques. Au cours du XVIIe et plus encore des XVIIIe et XIXe siècles, il n'y a plus de graphie rigoureuse et normée. Chacun écrit comme il le peut, sans grande constance ni logique : ainsi les textes poétiques, ceux de Despourrins par exemple, les textes administratifs, comme les délibérations des États de Béarn... De plus, ces orthographes, très fantaisistes, sont calquées sur la prononciation du français. Elles ne traduisent donc pas une évolution, mais une dégradation du béarnais écrit.

    • Voilà pourquoi, à la fin du XIXe siècle, les félibres béarnais et gascons de l’Escole Gastoû Febus, autour de Simin Palay et Miquèu Camelat, tentèrent de définir une norme d’écriture. Avec difficulté, car quasi chaque région, chaque écrivain avait sa propre orthographe.

    • Le félibrige béarnais et gascon a d'ailleurs abandonné ce flou scientifique : peu à peu, au cours du XXe siècle, avec Jean Bouzet, Roger Lapassade, Jean-Marie Grangé... ; puis officiellement, en adoptant, au début des années 1980, sous la direction de Jean Salles-Loustau, Inspecteur Général de l’Éducation Nationale, la graphie classique.

    • Aujourd’hui, les personnes qui se prétendent défenseurs du "pur béarnais" n'ont pas une graphie sur laquelle ils s'accorderaient… Ils en pratiquent plusieurs, au gré des fantaisies d’auteurs en mal de reconnaissance et dont le seul point commun est un refus obsessionnel de la graphie classique.

  • Cette dernière [la graphie classique] est donc la seule graphie – au sens scientifique du terme – de l’occitan. Pour le gascon, ont notamment œuvré Jean Bouzet, Pierre Bec et Jean Séguy.

    • Elle est, on l'a dit, la graphie historique ;

    • elle est étymologique, faisant apparaître l’origine latine de notre langue ;

    • elle est phonétique : un son s’écrit toujours de la même façon ;

    • elle est ouverte, faisant apparaître la parenté de notre langue avec les autres langues latines ; et, de ce fait, reconnue nationalement et internationalement, pratiquée partout où l’occitan s’étudie et s’enseigne, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon…


Quelle analyse faire de la résurgence de la querelle autour de la graphie du béarnais ?

  • Cette prétention à se poser en gardien du "pur béarnais et gascon" est récente, moins de 10 ans, radicalement négative, passéiste.

    En effet, où étaient ces personnes dans les 40 ou 50 dernières années ? Dans le combat pour l'enseignement de la langue ? Non. A la fondation des Calandretas ? Non. Dans l'édition et la publication ? Non. Dans la création artistique ? Non. Dans l'organisation des diverses manifestations culturelles qui ont permis à la langue et à la culture de se montrer ? Non. Dans la création d'outils de communication : radio, hebdomadaire, mensuels pour enfants et adolescents ? Non.

    Vilipender, saccager, détruire... Arrêter tout ce qui se fait pour la défense de la langue et de la culture, revenir sur ce qui s'est fait : voilà la seule motivation. Ils sont passés maîtres dans l'art de jeter le trouble, auprès des élus ou de l'opinion publique, le récent débat sur la signalisation bilingue à Pau, face à une opinion loin d'être gagnée à l'idée de l'intérêt d'une telle signalisation, le montre.

    Ces misérables miasmes traduisent un passéisme total, comme si le Béarn s'était arrêté en 1914, et une fermeture absolue à la société béarnaise telle qu’elle est, diverse et composite ; au projet de revivification, avec une population issue d’origines diverses, de la langue, dans le monde moderne, et dans un esprit d’ouverture et d’enrichissements.


  • Elle est le signe d'une ignorance épaisse et d'une grande malhonnêteté.

    • Ces personnes sont incompétentes dans la lecture des textes béarnais historiques, quand ceux-ci s’écrivaient de façon rigoureuse et normée. Ce sont des imposteurs, se prétendant tour à tour linguistes, historiens, juristes mais n’ayant aucune compétence scientifique reconnue par leurs pairs : des universitaires et présidents de sociétés culturelles et scientifiques béarnaises, MM. Bidot-Germa, Biu, Cursente, Darrigrand, Hourcade, Roumieu, ont dénoncé ces abus, devant la presse, le 16 avril 2009, puis par lettre adressée au président du Conseil Général des P.-A., en juin 2009.

    • Régulièrement, certaines de ces personnes se prévalent, abusivement et sans vergogne, de travaux scientifiques, à l'insu même de leurs auteurs, ceux-ci avertissant quand ils en sont alertés que "[leurs] travaux ne peuvent servir de caution" et appelant à "un peu d'honnêteté" ! Ainsi Jean-Pierre Cavaillé, chercheur à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Xavier Ravier, et Pierre Bec, éminents linguistes et spécialistes reconnus du gascon ou Michel Banniard, sociolinguiste et historien des langues romanes.

      Car cette coterie autoproclamée "béarnaise et gasconne" est experte en citations tronquées, sorties de leur contexte, en manipulation des mots, en falsification des idées des autres.

  • Son révisionnisme en matière linguistique et historique est effréné.

    • Linguistique, d’abord. Quand ces personnes prétendent revenir à une graphie traditionnelle, elles ne se réfèrent qu’à la tentative des félibres, tels Simin Palay, à la fin du XIXe siècle : mais on a vu comment l'Escòla Gaston Febus en est venue au système graphique historique, c’est-à-dire à la graphie classique. Les graphies que d'aucuns voudraient voir utiliser ne sont donc nullement des graphies traditionnelles du béarnais.

    • Révisionnisme historique, ensuite. On peut lire, sur le site internet de ces personnes que « le béarnais et le gascon ne forment pas un dialecte occitan. En témoignent les "lois d'Amour" promulguées à Toulouse en 1356, qui excluaient l'usage du gascon dans la poésie, car il était perçu comme une langue étrangère ("lengatge estranh"). En témoignent les linguistes depuis le XIXe siècle, de A. Luchaire à P. Bec qui a confirmé que le gascon était langue proche mais distincte de l'occitan languedocien au moins autant que le catalan »… Nul ne nie que le gascon constitue un dialecte à part dans l’ensemble d’Oc ; mais lengatge estranh veut dire langage étrange et non « étranger »… En appeler à A. Luchaire et P. Bec, en déformant et falsifiant leurs écrits et leur prêtant une opinion inverse de la leur est grossier. Personne ne témoigne, sauf dans les fantasmes de ces cacochymes obtus !

      Révisionnisme historique également, quand ces individus oublient l'histoire du béarnais, et vont même jusqu’à affirmer des mensonges historiques : « Récemment, peut-on lire encore sur le même site : « il a été démontré que la singularité de la langue gasconne était acquise vers l'an 600 (exemple du f devenu h aspiré). Or, à ce moment là, les autres parlers d'O n'avaient pas encore émergé du latin parlé tardif ». C'est absolument faux, d’un point de vue scientifique. Ces individus s'appuient sur des recherches dans le domaine linguistique, mais aucune dans le domaine historique ou de la sociolinguistique rétrospective. Le professeur Michel Banniard a montré que le parler roman archaïque, ou protoroman, n'émerge lentement du latin parlé tardif qu'aux VIIIe - IXe siècles, et que ce protoroman, indistinct (nul gascon encore), poursuit son évolution jusqu'aux stades où il accède en tant que tel à l'écriture entre le IXe et le XIIe siècle (Du latin aux langues romanes, Nathan Université, 1997, p. 7-10, 17, 36...). Quand à la Gascogne, Béarn y compris, nous n'avons pas de documentation écrite avant le XIe siècle : c'est ce qui fait dire à Benoît Cursente qu'elle est auparavant encore "en protohistoire" (Des maisons et des hommes, La Gascogne médiévale. XIe-XVe siècle, PUM, p. 25). Et encore, ces premiers textes gascons sont en latin. Tel est le cas aussi des premiers textes béarnais, les Fors. Les premiers textes en béarnais n'apparaissent que dans la décennie 1270 : ils sont alors, et tout au long des XIVe, XVe et XVIe siècle, conformes à la graphie classique (D. Bidot-Germa, Un notariat médiéval. Droit, pouvoir et société en Béarn, PUM, 2008, p. 39-45).

      C'est dire l'impéritie et la malhonnêteté de ces personnes au toupet aussi grand que ridicule. Une telle imposture intellectuelle, un tel révisionnisme ne peuvent que se discréditer auprès de la communauté scientifique, culturelle, nationale et internationale.

      Mais il y a plus grave...


  • Ces personnes n'hésitent pas à employer des méthodes fascisantes...

    • Elles font preuve d'un intégrisme fortement teinté de racisme. Ces personnes sont les suiveurs de l'inventeur et manipulateur de concepts tels que « la race que raceye » ou « la civilisation de la garbure... » (opposée à celle « du couscous »), expressions chères à leur maître à penser et ex candidat du Front national.

    • S'adonnant à des dérapages écrits fréquents dans leur feuille mensuelle et leurs courriers nauséabonds

    • Ces personnes lâchent régulièrement des remarques sur les identités jugées "béarno impures" de certains militants ayant consacrés leur vie et leur carrière à la défense de notre langue et de notre culture. N'hésitant pas à inventer ainsi le délit de faciès patronymique contre ceux que « le Béarn a accueillis » stigmatisés et qui sont à dessein opposés à de « Béarnais pour de bon » ! On a même eu plus odieux encore, avec des propos infamants à l’encontre d’une personne tragiquement disparue à Lescar. Comment ne pas faire le rapprochement avec les écrits d'Extrême Droite des années 30 ?

    • L'agressivité extrême, l'inversion des valeurs (n'a-t-on pas traité l'occitanisme de « totalitarisme » comme on dénonçait la démocratie à la vieille de la guerre de 39 ?), et une pression incessante sur les élus... constituent, là aussi, des méthodes fascisantes.

jeudi 14 avril 2011

"Pour vous informer plus avant sur la querelle du nom de la langue"

Un texte clair, qui avait pour but initial d'informer les candidats aux cantonales 2011, mais qui pourrait profiter à tous ceux qui ne voient que la partie visible de l'iceberg qu'est devenu la politique linguistique en faveur du Béarnais.

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Pour vous informer plus avant sur la querelle du nom de la langue :

Sachez que certains estiment que le béarnais est une langue à part et lui refusent son appartenance à l'occitan :
d'où ce monstre d'appellation béarnais/gascon/occitan pour parler de la langue au conseil général des Pyrénées-Atlantiques (et uniquement) !!!
Parce que les politiques veulent bien être les "otages" de ces personnes : visiter ici leur idéologie http://www.languegasconne.com/, est particulièrement édifiant leur blog http://languegasconne.blogspot.com/ (bon voyage au pays des "vrais" et "purs" béarnais que ces étrangers d'occitans viennent spolier pour ne pas dire plus... un délire).

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Maintenant parlons politique linguistique :
A t-on jamais vu que le français parlé à Parthenay s'appellerait parlanghe/poitevin/français au sein d'une institution officielle ? c'est du français même si on peut le localiser.
A t-on jamais vu que le basque de Mauléon serait dit mauléonnais/souletin/basque ? : c'est du basque même si on peut préciser sa provenance.

L'occitan est une langue dialectalisée comme toutes les langues à l'état naturel dans le monde : anglais, espagnol... et français compris même si on a malheureusement tendance à trop l'oublier.

Ceux qui appellent la langue "occitan", ont la conscience que cette langue ouvre sur le monde et non ferme au monde.
Ils l'envisagent comme une succession de ponts, de liens de l'Atlantique à la Méditerranée, de l'Auvergne aux Pyrénées et aux Alpes, du Val d'Aran aux Vallées occitanophones du piémont italien :
toute une parentèle extraordinaire !
Et il y a inter-compréhension même si on vous dit le contraire. Inter-compréhension à condition de bien posséder sa propre variété d'occitan et de s'en servir assez régulièrement.
Quelqu'un qui n'aura pas pratiqué depuis plusieurs années,qui n'aura pas expérimenté au moins quelques fois cette inter-compréhension, passera à côté car les interconnections psycholinguistiques seront "mortes" inutilisées chez elle.
Et bien sûr l'occitan est un pont vers les autres langues romanes : français, espagnol, catalan, portugais, italien, romanche, frioulan, ladin, roumain, galicien, aragonais, sarde, franco-provençal, corse...

Bien entendu la langue enseignée en Béarn dans les Calandretas ou dans les filières bilingues de l'éducation nationale est la modalité locale de l'occitan, tout comme ce qu'on entend dans les émissions des radios associatives Voix du Béarn, Radio Oloron... et surtout Ràdio País ou, dans le service public, France Bleu.

Donc quelqu'un qui dira parler occitan, pourra dire indifféremment qu'il parle béarnais ou gascon, cela ne lui posera aucun problème.
A contrario un fervent "béarniste" refusera de dire qu'il parle occitan (et pour certains aussi gascon).

Pour les "occitanistes" (militant depuis plus de cinquante ans en Béarn) il est primordial que l'unicité de la langue soit mise en avant :
- pour des raisons d'efficacité car en effet se traîner l'appellation béarnais/gascon/occitan n'augure en rien d'une politique linguistique dynamique, ni d'ailleurs d'une réelle volonté de mettre en œuvre une quelconque politique que ce soit.
- pour des raisons pédagogiques : même dialectalisée c'est la même langue et il faut concevoir sa défense et promotion dans un esprit de coopération avec les autres régions occitanes.

Et pour beaucoup d'autres raisons que nous vous exposerons plus avant si vous le souhaitez, pour que vous puissiez vous faire votre opinion.

Voilà

Bien à vous

* * * * * * * * * *
per la Crida
D. Lekuona

mercredi 13 avril 2011

Tranche de vie locale (suite & fin)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 8 - 7305 jours plus tard...

La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

7305 jours plus tard, les retombées de la politique linguistique ambitieuse mise en place par nos super-héros sont à la mesure de leurs efforts. Seuls quelques spécialistes, exhumeurs de langues mortes, s'intéressent encore à cette culture ancienne de plusieurs siècles, victime de l'inefficacité de quelques décideurs. Mais même alors, les idées imbéciles ressurgissent ; c'est à croire que la bêtise humaine se transmet mieux que la langue d'une génération à l'autre...

Tranche 8, où SuperJambont et ses amis devraient s'occuper de jambon et laisser à d'autres le soin de donner un autre dénouement à ce scénario catastrophe.

Tranche de vie locale (suite)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 7 - Comment écrire le béarnais ?

La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

Engagés en campagne électorale, nos super-héros rendent visite à l'école. Quelle n'est pas leur surprise de constater que la langue y est enseignée depuis plusieurs décennies et que des enfants sont capables de lire et écrire le béarnais dans une graphie qui n'est pas "phonétique" !

Tranche 7, où SuperJambont et ses amis mettent les points sur les "i" et les u sur les "ou", pour dé rézon pour leu mouin z'étronge.

vendredi 18 mars 2011

Langue, Orthographe et Toponymie

Dans le cadre de sa mission publique de socialisation, de sensibilisation et d'information sur la langue, et de la fiche-action LS n°2 "promotion de la langue dans la vie sociale", l'InÒc a réalisé un dossier argumentaire, à destination des communes et intercommunalités. Ce dossier porte le nom de « Langue, orthographe, toponymie » afin que leur choix se porte vers l'emploi de l'orthographe dite « classique ». L'action a dans un premier temps été menée en Béarn, elle est en passe d'être adaptée à la Gironde, en partenariat avec l'I.E.O. 33.

Téléchargez le dossier Langue, Orthographe et Toponymie en cliquant sur ce lien.

mardi 15 mars 2011

Action le 23 mars 2011 : la lenga qu'ei la clau !

Aperet de la Crida entà la lenga nosta

a totas las associacions, estructuras, personas signatàrias e tanhents
deu manifèste entà la lenga nosta.
à toutes les associations, structures, personnes signataires et sympathisants
du manifeste pour notre langue.


Rendetz-vos dimèrcs 23 de març de 18h tà 18h30.

pour une action de communication : La lenga qu'ei la clau.

entrée parvis Hôtel du département Pau entrada pati

Hòra de tota presa de posicion partisana per las cantonaus, que tornaram brembar a tots los candidats qu'auràn de hicar en plaça la seguida de la politica lingüistica.
Hors de toute prise de position partisane pour les cantonales, nous rappellerons à l'ensemble des candidats qu'ils auront à mettre en place la suite de la politique linguistique.

Mercés de difusar e mobilizar.
Merci de diffuser et mobiliser.

Mercés a cada associacion de nse díser lo nombre de monde qui poderàn representar-la.
Merci à chaque association de nous dire combien de personnes pourront la représenter.

lacrida@free.fr

vendredi 11 mars 2011

Mythes et réalités du Félibrige béarnais & gascon

Tout est dans le titre et le reste se trouve dans ce document écrit par Sèrgi Javaloyès. Pour comprendre un peu mieux ce qui se trame actuellement derrière la langue.

http://dl.dropbox.com/u/33099680/Mythes_et_realites_du_felibrige_gascon-sj-.pdf

Lettre de l'IBG aux candidats des cantonales

Déboulant au galop de l'ancienne vicomté de Béarn, l'Institut Béarnais Gascon prestoit gentiment les candidats aux prochaines cantonales d'acquiescer à quelqu'unes de leurs requêtes, dans un style inimitable proche des techniques guerrières des huns qui n'aident pas l'herbe à repousser après leur passage : Après nous le déluge, l'ami de mon ennemi n'est pas mon copain, sus à la racaille, je va le dire à la maîtresse. Constructif ???????????????????? Ben, c'est pas le qualificatif qu'on attribue habituellement à des gens "en guerre"...

A lire ici, si le cœur vous en dit...
http://dl.dropbox.com/u/33099680/LettredelIBGauxcandidats.pdf

Tranche de vie locale (suite)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 6 - Moi je suis béarnais !

La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

Les cantonales approchent, et nos super-héros sont face à un cruel dilemme : préparer leur candidature, ou se remuer le jambon pour obtenir des résultats sur le dossier qui leur a été confié lors de leur précédent mandat. Tiraillés par leur conscience politique, les doutes existentiels les envahissent. "Être ou ne pas être béarnais, zat iz ze cueish.tionne !" entendent-ils dire. Les théories à ce sujet vont bon train, ouvrant la porte à toutes les peurs, les incompréhensions, les clichés, les dénonciations. Chacun s'improvise spécialiste de la question et doute de ses voisins, dans une ambiance très "vieille France".

Tranche 6, où nos héros préfèrent préparer les cantonales tandis que la boîte de Pandore est ouverte en Béarn, plongeant dans la tourmente Jean Larrivière Duverger.

mardi 1 mars 2011

Tranche de vie locale (suite)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 5 - Sentez-moi ce journal !

La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

Tandis que nos héros accourent au carnaval à Pau pour prendre la température de la culture béarnaise, de fines plumes, comme le docteur La Borne, s'entêtent à croire que la menace qui pèse sur la langue vient "d'ailleurs", et tirent sur tout ce qui bouge. Au nom d'un idéal que d'autres pourraient qualifier de "réactionnaire", ils torpillent, via des articles assassins, le travail effectué par des structures et des associations occitanes locales, œuvrant pourtant en faveur de la langue depuis plusieurs décennies. La presse locale se sent obligée de les relayer...

Tranche 5, où SuperJambont et ses amis feraient bien de se rendre compte que la menace qui pèse sur la langue pourrait, entre autres, venir de ce genre d'agissements...

Tranche de vie locale (suite)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 4 - La chasse aux locuteurs naturels

La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

La politique linguistique patauge dans la garbure, nos héros se creusent la tête pour relancer la transmission de la langue. Inspirés par les méthodes de reproduction artificielle des espèces en voie de disparition, ils tentent le parallèle et s'essayent à la capture de locuteurs naturels avec leurs amis de l'Interrupciou Boulountère...

Tranche 4, où SuperJambont et ses amis découvrent qu'on ne peut pas seulement compter sur les locuteurs naturels pour relancer la transmission, et qu'il va falloir employer des gens spécialisés et formés sérieusement...

mardi 15 février 2011

Tranche de vie locale (suite)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 3 - Comment reconnaître un béarnais ?

La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

Nos héros, après un échec cuisant pour identifier la "menace occitane" qui pèse sur la langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane, se ressaisissent et recentrent leurs investigations sur le locuteur béarnais, le "Saint Graal" de leur politique ambitieuse. Mais comment distinguer un vrai béarnais, d'un faux ? Ils demandent de nouveau de l'aide au spécialiste en la matière, le docteur La Borne...

Tranche 3, où SuperJambont et ses amis découvrent qu'une politique linguistique s'adresse à tous...

lundi 7 février 2011

Tranche de vie locale (suite)

Envoyé par tranche4. A faire suivre !!

Tranche 2 - Comment reconnaître un occitan ?


La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

Nos héros, selon certaines sources, sont amenés à penser que le danger qui pèse sur la langue serait le fait "d'occitans", un envahisseur sournois aux objectifs troubles... Mais comment mettre un visage sur une menace si mystérieuse et insidieuse ? Ils demandent alors l'aide d'un spécialiste en la matière, le docteur La Borne...

Tranche 2, où SuperJambont et ses amis découvrent qu'une politique linguistique ne se fait pas à la tête du client...

lundi 31 janvier 2011

Tranche de vie locale

Envoyé par tranche4. Le premier clip d'une longue série ! A faire suivre !!

Tranche 1 - Une politique linguistique ambitieuse


La langue béarnaise-slash-gasconne-slash-occitane est en danger ! Heureusement SuperJambont et ses amis conseillers généraux veillent : ils prennent des mesures énergiques et ambitieuses !

Tranche 1, où ils apprendront qu'une politique linguistique n'est pas une affaire de goût...

dimanche 23 janvier 2011

Assez , c’est assez !

Réponse de Jean Loup FRICKER, Sec. fed. Departementale Calandreta, Président de l'Ostau bearnes, Maison de la cultura bearnesa, face à l'accumulation d'ignominies trouvées dans la presse locale à propos des calandretas et du mouvement occitan de façon plus générale. La fameuse goutte d'eau qui fait déborder "lou pichè" comme pourraient dire les détracteurs du mouvement associatif occitan béarnais pour s'en démarquer et prouver leur authentique authenticité, la presse se faisant l'écho de propos particulièrement calomnieux... pas bien... pas bien... vraiment pas bien.

Merci Mr Jean-Loup, une belle façon de faire le point.


Assez , c’est assez !

En réponse à votre article anonyme du 23 oct - p.3, « Calandreta, former les enseignants en Béarn », il est du devoir du responsable associatif que je suis, même s’il est souvent enclin à l’indulgence, de dire : ASSEZ !

C’est assez de mensonges, de contre-vérités distillées à longueur d’année dans la presse par un « Institut » [en clair, l'Institut Béarnais Gascon] dont la seule raison d’être semble son entreprise de démolition permanente des politiques linguistiques, qu’elles soient publiques ou associatives.

Inspirée par quelques « vrais béarnais », cette association autoproclamée « Institut » brandit en permanence l’épouvantail d’un étranger fantasmatique, tirant les ficelles de notre culture, de nos écoles, de notre écriture, de notre langue elle même...

Dernière insinuation en date, les professeurs des écoles Calandreta seraient formés par un « étranger » languedocien, avide d’étouffer notre façon gasconne !...

Perdiu ! A Béziers siège l’ISLRF (Inst. Sup. des langues de la Rep. Française), qui coordonne pour l’Etat la formation spécifique de tous les enseignants (basques, bretons, occitans...) appelés à travailler en immersion. Formation essentiellement pédagogique, elle est partagée sur place par les occitans avec les alsaciens et catalans, qui ne trouvent rien à y redire. Le niveau linguistique (excellent en béarnais) de nos professeurs aquitains est vérifié préalablement à leur intégration, les stages d’approfondissement se déroulent dans leur région et leur parler d’origine.

On y vient donc de toutes parts dans le respect absolu de la diversité, non pour apprendre une langue, mais pour apprendre un métier.

Il n’existe aucune forme privilégiée de l’occitan, ni même d’occitan de synthèse comme on veut le faire croire. Nous nous battons en Béarn pour la transmission de notre parler béarnais, jusque dans ses spécificités cantonales, dans l’urgence, et les persifleurs seraient bien avisés de pousser un jour la porte d’une Calandreta ou d’une classe bilingue publique, pour le vérifier.

La seule chose qui soit unifiée, c’est la façon d’écrire l’occitan du Béarn ou d’ailleurs, dans le but de faciliter les échanges, et ceci est essentiel. Malgré leurs particularités, nos amis souletins ont-ils choisi d’écrire le basque à leur façon ? Un picard, un parisien, un québécois, s’ils le parlent différemment, n’écrivent-ils pas le français comme vous et moi ? La langue occitane est UNE, dans une diversité de formes bien naturelle car non centralisée. Elle mérite comme les autres UNE orthographe.

NON, nos associations occitanes du Béarn, de l’Adour ne sont ni « inadaptées », ni « illégitimes », ni « inéquitables », ni surtout étrangères. Elles œuvrent sur le terrain depuis des dizaines d’années pour convaincre de transmettre notre capital linguistique et culturel, garant d’un avenir choisi, dynamique et solidaire.

Elles s’honorent d’avoir acquis par leurs prestations la confiance des collectivités territoriales et de l’Etat.

Si elles se disent occitanistes, c’est qu’elles savent avoir leur langue en partage, bien au-delà du Béarn et de l’Aquitaine ; qu’elles refusent la nostalgie des féodalités, et qu’elles savent qu’aucune politique publique (médias, école, culture) en faveur de notre langue ne sera possible en dehors de solidarités régionales et nationales.

Béarn occitan, occitaniste, « vrai béarnais », béarniste ? Le Béarn civil agit, propose, suggère. La demande est là, massive, le Béarn politique devra choisir. OUI au débat d’idées, qui éclaire les choix de nos décideurs, dans la confiance et l’ouverture. NON à la diffamation et au repli sur la « race des sommets ».

Jean Loup FRICKER

Sec. fed. Departementale Calandreta

Pdt Ostau bearnes, Maison de la cultura bearnesa